La campagne de commercialisation de l’anacarde débute aujourd’hui au Mozambique. Le prix de référence annoncé par l’Institut des amandes du Mozambique, IAM-IP, est de MZN 37 le kilo (€ 0,43/kg), souligne le spécialiste n’kalô dans son dernier Bulletin sur le Marché de l’Anacarde.

Après avoir créé l’IAM-IP en janvier dernier, le gouvernement mozambicain procèdera pour la première fois au mois de novembre à des enchères dans la province de Nampula, la plus grosse zone de production du pays. Parallèlement, les exportateurs pourront exporter dès la deuxième moitié du mois de novembre (encore une nouveauté !) une quantité maximum de 15 000 tonnes (t) en attendant que les transformateurs locaux complètent leur approvisionnement. Une avance qui permettrait de vendre des noix de cajou alors que ces denrées se font rares sur le marché et avant que les productions d’Afrique de l’Ouest n’arrivent sur le marché, la saison démarrant bientôt.

En Tanzanie, les ventes aux enchères ont commencé dès le début du mois d’octobre. Plus de 40 000 tonnes ont d’ores et déjà été regroupées dans les magasins des coopératives et transformateurs tanzaniens. Les prix lors des dernières enchères ont oscillé entre € 0,87 et € 0,92 le kilo.

Sur le marché international, l’Inde, le Vietnam et les importateurs occidentaux contournent le manque de disponibilité sur le marché et les problèmes d’approvisionnement en noix de cajou «en important les stocks d’amande de cajou qui étaient disponibles dans les usines africaines», précise n’kalô.

D’après l’analyste Pierre Ricau, le marché international est actuellement caractérisé par une «bonne demande» captée par le Vietnam qui transforme la production et l’exporte vers les Etats-Unis et l’Union européenne. Toutefois, les stocks limités et les nombreuses pertes enregistrées vont conduire à une baisse de l’offre vietnamienne ces prochains mois, qui devrait profiter à de nombreux pays africains.