Les marchés financiers ont tout d’abord accueilli avec scepticisme la déclaration hier par la Réserve fédérale américaine de sa nouvelle stratégie puis ils ont rebondi. Ainsi, après deux ans d’études et de débats, la Fed a choisi d’être plus flexible sur l’inflation afin de pouvoir se concentrer sur l’emploi. Sa nouvelle stratégie laisse augurer d’un maintien prolongé de taux d’intérêt quasi nuls aux Etats-Unis et une tolérance accrue à une inflation supérieure à 2%. Le scepticisme premier des marchés s’explique, selon Jack Janasiewicz, gérant de portefeuille au sein de Natixis Investment Managers. “Aucun nouvel outil spécifique n’a été annoncé, ce qui laisse ouvert le débat sur les contraintes de la politique monétaire, alors que nous nous approchons du plancher zéro”, rapporte Reuters. “La Fed peut continuer à essayer de tout mettre en œuvre de son côté mais il faut passer le relais au volet fiscal pour stimuler la croissance.”

La campagne pour l’élection présidentielle américaine de novembre est en toile de fond, Donald Trump ayant formellement accepté hier sa nomination comme candidat du Parti républicain face à son rival démocrate Joe Biden.

Sur le marché des devises, le dollar a dans un premier temps piqué du nez en réaction aux annonces de la Fed mais il a ensuite effacé ses pertes pour clôturer avec un euro à $ 1,1820. La livre sterling a touché un plus haut de huit mois face au dollar à £ 1,3283 avant de clôturer à £ 1,3170.